Vincent n’a pas d’écailles

Emma a tellement aimé qu'elle nous a donné envie d'aller le voir! Pour la peine, on vous invite!

 

 

Retrouvez le récit d'Emma sur ce film étonnant et décalé d'un super-héros pas comme les autres, présenté à l'occasion du San Francisco International Film Festival.

 

En attendant, on vous invite à aller le voir jeudi soir au Clay Theater. 

 

Répondez à la question suivante... Qui interprète Vincent dans le film? Envoyez votre réponse à [email protected] en indiquant Vincent dans l'objet de l'email. La 20ème personne (en partant du dernier email reçu) aura gagné 2 places pour la projection du 7 mai au Clay Theater. Vous pouvez participer jusqu'à jeudi 7 mai à 11am. 

 

Les places ont été gagnées.

 


Le récit d'Emma...


La salle était comble. Impossible d'y ajouter une petite sardine tant les sièges étaient occupés , même ceux du premier rang qui vous font lever la tête vers l'écran à vous en tordre le cou.

 

Vincent n'a pas d'écailles était projeté pour la première fois de sa jeune histoire au Etats Unis. Ce qui a ému son réalisateur présent avant la projection en invitant les spectateurs à rester pour la rencontre après le visionage

 

Vincent est un homme seul. Il vit de petits boulots. On le voit en bord de Seine, puis prendre un train pour s'enfoncer dans le sud et les gorges reculées de France, s'installer et vivre encore de petit travail

Mais jamais loin de l'eau. Jamais longtemps non plus. Et doucement on comprend. On s'étonne de cet homme . à qui l'eau apporte plus qu'un apaisement, mais décuple ses forces physiques au point de le faire avancer dans l'eau tel un dauphin

Devant nos yeux étonnés et amusés, on se prend tout doucement d'attachement pour ce personnage commun, comme vous et moi, qui pourtant pourrait être tout à l'image d'un super héros dans les séries cartoon américaines.

 

Et puis, il y a la lumiere de sa vie, Lucie qu'il rencontre et qui fera de lui un homme plus docile, plus humain presque. Un homme qui découvrira son don sous une autre forme, fera des choix, deviendra un héros à ses yeux, celui qui comprend que la violence dont il peut aisément faire preuve grâce à sa force ne lui servira que si elle est juste bonne à démontrer la passivité des actes.

 

Et puis la fuite pour que son secret soit protegé à jamais … et qu'il vive en paix et en harmonie avec. Et puis traverser les océans et recommencer en attendant l'arrivée de sa belle, tout pràs de cette nouvelle terre, pleine de forêtset de lacs.

 

Vincent, c'est Thomas Salvador, le réalisateur de ce premier film abouti et étonnant. Un être timide mais dont les pirouettes et les bonnes réponses amusent le public, sous le charme. Thomas est un amoureux des films, un dévoreur de films même. Il a une culture cinematographique américane immense et a aussi une vraie passion pour la magie.

 

Tous les trucages du film sont comme de simples tours de magie ; simple et bluffant. Presque pas d'ordinateurs ou d'images de synthèse dans un monde où pourtant il serait si simple de le faire… et où l'on comprend que chaque cascade a demandé des heures de travail au préalable et justifie les 8 ans de préparation au film! 7 semaines de tournages, c'est bien court et cela ne permet pas de multi prises

 

Bien sûr, comme pour tout magicien, certains trucs ne vous seront pas dévoilés mais il est intéressant de comprendre que Thomas Salvador a voulu rendre les choses presque crédibles pour que la proximité avec son héros s'opère sur le spectateur.

''Voyez-vous, - dit il - je suis fier quand les gens me demandent finalement comment on a fait pour que Vincent puisse grimper au mur ou sauter hors de l'eau… parce que cela montre qu'ils ont cru en ce personnage, qu'il l'ont assimilé a un être réel… je ne pense pas qu'on demande au réalisateur de IRON MAN comment il a fait pour détruire un avion et le mettre à terre tant cela relève de l'image fantastique et fabriquée par ordinateur…''

 

C'est également pour cette raison qu'il a supprimé des pages de dialogues pour n'en retenir que l'essentiel, parce que finalement tout est dit a l'image, par les bruits … l'animalité du héros n'a pas besoin d'être paraphrasée, elle s'entend, se voit… se comprend.

 

Oui un film hors du commun. Comme une fable à laquelle on pourrait croire et c'est bien là toute la magie de ce film.

 

 


 

 

Emmanuelle Serroy-Leaf