SOUS LES YEUX DES FEMMES GARDE COTES

La D'Boussole invite son cher public à venir dans son comic strip pour faire des bull's, des wip, des clip! Crap! Des bang! des vlop!

 

Et on pourrait continuer encore. car les swings et les uppercuts sont pas mal distribués et ça fait vlam, splatch et même bomp. Nous sommes allés voir. On vous raconte!

 

Les splatch et les vlam, c'était le parti pris de Frédéric Patto. L'idée était d'offir une version cartoon, colorée, musicale, remuante de la comédie de Pal Bekes. C'est réussi!

 

On débarque dans cette pièce centrée sur son téléphone qui fait tourner barge tous les habitants de l'immeuble, y compris et surtout son nouveau locataire, Milan, qui ne s'attendait pas à ce que son appartement vire en hall de gare. On s'attendait à une pièce loufoque, déjantée, excessive. C'est même encore autre chose. C'est sur-réaliste au sens où c'est en dehors de la réalité et du temps. 

 

Ça vire, ça crie, ça tourne, saute, jaillit, plane. C'est absurde, incompréhensible. Une locataire malvoyante nous parle de cassoulet au lard fumé, une petite souris rouge exprime ses rêves de liberté et dépérit face à ce téléphone qui ne veut pas sonner, Mandor Minocs s'y accroche maladroitement, une Conchita Wurst improbable manque de se faire écrabouiller, Milan finit excédé et épuisé, la vieille dort et tout à coup attaque, Petronella a le look Comic Strip de Gainsbourg, le croquemort nous fait son sermon et l'on finit cette course folle ininterrompue en opéra rock endiablé. Le tout avec des arrêts sur image et des scènes en slow-motion qui contribuent largement à l'effet comique et burlesque.

 

 

 

 

C'est le rendez-vous du printemps avec la compagnie la D-Boussole au Théâtre du Lycée Français !

 

Le pitch en bref pour situer la pièce et son histoire : 

Dans son nouvel appartement, Milan n’a pas de porte mais, denrée rare, le téléphone. Les voisins de palier, des personnages extrêmement différents, n’ayant rien en commun si ce n’est le fait d’habiter le même immeuble et de vivre sous un régime totalitaire et corrompu, profitent de la situation pour l’envahir et viennent utiliser le précieux appareil pour dire un peu de leurs rêves, de leurs doutes, de leurs espoirs …

 

Une comédie menée de bon train avec une galerie de personnages hauts en couleurs dans la Hongrie des années 80, en pleine crise économique et existentielle. 

 

La D-Boussole, cela fait quelques années qu'on les suit de près.

Après La nuit est aussi un soleil, puis Pièces mortelles, Les pas perdus l'année dernière, la compagnie francophone de San Francisco nous propose de revenir au registre de la comédie.

 

Cela fait longtemps que Frédéric Patto est sollicité pour y revenir. Cela dit, entre nous, avec Les Pas Perdus, il avait mis la troupe sur la bonne pente. C'est chose faite, et il parait que ce sera en mode BD. Ça nous intrigue...

 

 

En tous les cas, au vu de l'histoire, des photos qui commencent à circuler (Grégory Galin et Sébastien Plisson se donnent à fond dans le burlesque avec un plaisir évident!) et de la réputation de la troupe, vous pouvez compter sur un long et intense éclat de rire de 1h30.

 

Rendez-vous au Théâtre du Lycée Français pour l'une (ou toutes) des 4 représentations.

 

Au risque de nous répéter, le Théâtre Français vient à vous... alors, allez-y! Et au risque de paraitre un peu exigeant... nous, on serait d'accord pour 2 productions par an:-) Merci la fée du théâtre! 

 

 

Sous les yeux des femmes garde-côtes

Par la Compagnie la D-Boussole

Au Théâtre du Lycée Français de San Francisco

Du 24 au 27 mars 2015 @8pm

Tout public à partir de 7 ans.

En Français uniquement

Pour acheter vos billets

 

 

 

Mise en scène: Frédéric Patto
Assistante mise en scène : Nancy Saussac
Décor : Alessandro Cioffi
Lumières : Joseph Amic-Angelo
Son : Xavier Merono
Photos : Wladymir Hermoso

Avec Nancy Saussac, Sam Vansteen, Julien Gault, Delphine Liénard, Grégory Galin, Catherine Sullivan, Gilbert Amar, Sébastien Plisson, Yohann Jacquet, Diane de Saint Pierre, Rosalie Muller-Boiral et Lionel Rougé