LES ADIEUX À LA REINE

FAREWELL MY QUEEN

Naturellement, il n'y avait pas de meilleure date que le 13 juillet pour sortir le dernier film de Benoît Jacquot!

  

Inspirée du roman de Chantal Thomas (Prix Femina 2002), l'histoire se situe en 1789, à l’aube de la Révolution. Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.

 

Le film met en scène Diane Kruger et Lea Seydoux. La première est excellente et incarne une reine certes, capricieuse et superficielle, mais aussi dévorée par sa passion pour Gabrielle de Polignac, ce qui la rend vulnérable et presque touchante dans cet aveuglement sentimental. La seconde est troublante et énigmatique : son dévouement pour Marie Antoinette est total et sans concession. Quant à Virginie Ledoyen, elle nous propose une Gabrielle de Polignac bien condescendante et égoïste (quand le personnage historique fut sans doute plus loyal et fidèle), mais cela fait partie du caractère romancé de l’œuvre. 

 

 

 

Benoît Jacquot nous offre un tableau très instructif d'une drôle de cour, un peu puérile, un peu infantile, parfois même un peu burlesque et complètement inconsciente du bouleversement en marche.

 

 

 


Les Adieux à la Reine – Farewell my Queen.

Horaires des séances

www.landmarktheatres.com

 

Photo credit: Carole Bethuel

Courtesy of Cohen Media Group