Comment trouver un équilibre vie pro/vie perso quand on est expatrié. Barbara Meyer vous invite à en débattre.

 

L'expatriation... drôle d'épouvantail qui pour certain(e)s rime avec renoncement, sentiment de culpabilité, dévouement voire même sacrifice. Allez, ça se discute avec Barbara Meyer qui donnera des idées, des conseils et des outils pour désacraliser et mieux vivre cette fameuse expatriation.

 

Si réussir le parfait équilibre vie pro/vie perso lorsque l'on est expatrié peut sembler parfois rock'nroll, il n'est pas impossible ! Barbara Meyer, auteure de plusieurs ouvrages de Développement Personnel aux Editions Eyrolles, soutenue par 4 femmes qui ont réussi leur transformation "femme d'expat" sans tout sacrifier, vous invitent à venir en débattre.

 

SFBA (San Francisco Bay Accueil) vous convie à cet événement animé par Barbara Meyer, le mercredi 11 janvier 2017, à PARISOMA à San Francisco. Prenez vos billets.

 

 

 

Alors, nous, on vous en dit plus sur Barbara et par la même occasion, comme on ne pourra pas être là, on vous donne un peu notre avis sur la question.

 

Si notre avis vous intéresse...

Le voici

 

L'expatriation, cela peut effectivement être une sorte de montagne insurmontable pour celui ou celle (le conjoint un peu perdu n'est pas forcément une femme:-)) qui se retrouve à devoir gérer l'atterrissage. On arrive, on est content, on a a priori fait un choix ensemble, c'est dynamique. Et paf... quotidien, pas d'amis (pas encore), on ne comprend rien, choc culturel, les démarches administratives, la barrière linguistique (pas toujours, mais malgré tout, très souvent), la galère de trouver une maison ou un apprt, le visa pas fini, en cours, à venir, la famille loin, se déplacer en terre inconnue, pas de repères... et ajoutez à cela, les kids - version petits (pas de garderies, trop chères...) ou grands (genre ados, pas tout de suite contents du changement, qui trouvent que leur accent est vraiment pourri alors non rien à faire, l'anglais, ils ne s'y mettront pas, c'est leur vie, c'est comme ça !) qui ne sont pas forcément immédiatement dans la réjouissance et qui ont un don pour partager leurs bonnes ondes. Et paf, culpabilité, a-t-on fait le bon choix, et puis l'autre, c'est important qu'il réussisse avec son tout nouveau job, y'a un enjeu, alors on encaisse, on esssaye d'aider tout le monde, de prendre sur soi... et au fait, à quel moment on passe à soi ? Par exemple, je fais comment pour bosser ?

 

Dans les solutions évidentes... ne pas penser qu'on est tout seul dans cette galère (qui n'en est pas forcément une), aller à la rencontre des autres, partager les expériences, apprendre l'anglais (si c'est un blocage, il faut le faire sauter. On trouve notre accent ringard et ridicule. Les Américains l'adorent ! Profitons-en.)

 

2 choses essentielles : on arrête de tout comparer avec la France (l'école, la nourriture, l'état d'esprit, les heures des repas, les tenues de Yoga...) et surtout, on se met à la bienveillance : un sourire et pas mal d'empathie font toujours avancer les choses.

 

Dernier point... s'expatrier, c'est un vaste projet. Et on passe tous par une phase de blues (comme après une naissance) plus ou moins longue, plus ou moins difficile. C'est normal. Une fois qu'on le sait, on ne va pas mieux tout de suite, mais on est rassuré.

 

 

Quelques questions

que nous avons posées à Barbara.

 

Photo by Sabrina Bot

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Peux-tu nous raconter ton histoire à toi, ton arrivée/installation dans la Baie, ton background en quelques mots ?

 

Barbara Meyer : ''L’expatriation était pour moi réservée aux cadres des grands groupes et aux expéditeurs. Je n’y avais jamais pensé. J’aime profondément la France, la beauté et la diversité de ses paysages, le ski, le bourgogne et le Châteauneuf-du-Pâpe, le Reblochon et la tartiflette, mes amis et  80% du temps ma famille !

 

J'ai grandi entre Lyon et La Clusaz, et Annecy est mon refuge. Mais la question s'est posée un soir au dîner entre la poire et le fromage. Comme je ressentais une envie de changement, on s’est mis en mouvement pour se créer l'opportunité de venir. Un visa E2 en poche obtenu grâce à un mari entrepreneur et nous avons débarqué avec nos 10 valises et nos 3 filles âgées alors de 12, 4 ans et 4 ans en août 2014.

 

J'avais déjà changé de métier plus d'une fois, de la communication de crise à la préparation physique, puis la préparation mentale et enfin l'écriture d'ouvrages de développement personnel.

 

L'expatriation ne me faisait pas peur parce que je partais avec mon ordinateur et au moins deux idées de livres en tête. La suite est une autre histoire !''

 

Ton expérience actuelle et tes projets.

 

Barbara Meyer : ''Avant de partir j'ai beaucoup travaillé sur le burn-out et la gestion de la fatigue, notamment en identifiant les points communs entre la fatigue des athlètes et celles des entrepreneurs et des cadres. Ce point commun n'est pas le seul. La gestion de la motivation et du stress peuvent également s'inspirer du monde sportif.

 

J'ai donc très vite eu envie de travailler avec des entrepreneurs dans cette dynamique. Aujourd'hui je travaille avec The Refiners pour soutenir les entrepreneurs et leur donner toutes les chances de succès dans un minimum de temps.

 

J'applique les techniques de préparation mentale aux équipes et aux individus pour optimiser leur performance. J'accompagne également des personnes en situation de Burn-out.

 

 

2 ou 3 conseils pour une installation en douceur

fondés sur ton expérience

 

L'installation dans un nouveau pays c'est comme des nouvelles chaussures. C'est génial mais faut s’y faire.

 

Alors le mieux c'est de ne pas mettre ses nouvelles chaussures de rando pour faire le Mont-Blanc ! Il est préférable de faire d'abord des petites ballades pour se faire à ses chaussures.

 

Pour vous installer en douceur mieux vaut y aller petit à petit. Si vous suivez votre conjoint, ne soyez pas trop dur avec vous-mêmes. Si vous ne travaillez pas tout de suite, si vous vous sentez un peu déboussolé, … pas de panique.

Misez aussi sans honte sur la communauté française, même si vous êtes aux Etats-Unis pour découvrir la Culture, l'amitié à la Française, c'est du solide.

 

 

Quel va être le fil conducteur de l'événement du 11 janvier ?

 


La conciliation est un sujet que j'ai déjà traité en conférence en France. Dans ma deuxième année j'ai trouvé que le chemin de la conciliation et de l’expatriation avait la même saveur et j’ai donc fait un lien entre les 2 que j’ai eu envie de partager.

 

L'objectif est de démystifier les choix comme non renoncement et s'accorder toute la bienveillance nécessaire pour se réinventer. 

 

Pour cela plusieurs femmes viendront aussi témoigner de leur reconversion, de leurs difficultés et de leurs succès.

 


Donne-nous 5 adresses devenues tes préférées à SF. Coiffeurs, shoes, fringues, resto, café, ongles, bouquins, petite expo, balade, ta vue préférée...

Pour être un peu moins lost in SF:-)

 

Si je n'aimais pas faire du shopping en France, ici c'est mon cauchemar. Les courses alimentaires nous font faire tellement de kilomètres que je n'ai plus envie de faire du shopping plaisir.

Donc je n'achète pas ici les vêtements et les chaussures. Pour les enfants je commande sur amazon ou gap. Je sais je tue le commerce de quartier mais je n’ai pas encore passé le cap.

 

Mon market favori est Rainbow parce que tout y bio, ce qui n'est pas le cas de wholefood.

 

Mon resto préféré avec mes copines est Ebisu sur [email protected], avec mes enfants Benihana, Japantown, avec mon amoureux Burma Super Star sur Clement @ 3rd et j'ai également eu un gros coup de foudre pour l’Atelier Crenn (mais très déçue par le petit Crenn au déjeuner).

Coup de cœur aussi pour Beretta.

 

J'aime les douceurs de Miette, Hayes Valley, ou B. Patisserie, l’ambiance de La Boulangerie et les scones de chez Lovejoy's Tea Room sur Church, les sandwichs de AG. Ferrari et Bi-Rite sur Divisadero.

 

Pour les cadeaux des copines et les miens, je vais souvent chez Azil boutique Hayes Valley.

 

Ma dernière découverte pour un café, un très bon granola et gâteau sans gluten délicieux, j'ai trouvé Sightglass Coffee sur la 7th entre Folsom et Howard.

 

Ma balade préférée est Lands End en commençant par la fin et ma vue préféré est celle du de Young Museum.

Côté culture les expos de Fort Mason sont toujours un plaisir et j’aime le légion of honor museum.

Mon dernier roman se passe à SF, et j’ai adoré me balader avec l’héroïne dans SF : Faryland d’Alysia Abbott

 

 

Dernière adresse girly : les ongles c’est chez Bella Linda sur California @7th avenue. 

 

 

Bon atterrissage à SF !